WikiLeaks : comment la NSA a ciblé la chancellerie allemande

Redigé par Amaelle GUITON avec Julian Assange
Le 9 juillet 2015 à 04:48

Reflet de la façade de la Chancellerie allemande, à Berlin, en novembre 2006. (Photo John MacDougall. AFP)
WIKILEAKS Les nouveaux documents montrent que l’agence a espionné largement l’administration allemande, bien au-delà de la chancelière, et que cette surveillance pourrait être ancienne.
L’Allemagne n’en a décidément pas fini avec les révélations sur l’espionnage de la NSA. De nouveaux documents obtenus par WikiLeaks, publiés en partenariat avec Libération, Mediapart et la Süddeutsche Zeitung, (...)


Reflet de la façade de la Chancellerie allemande, à Berlin, en novembre 2006. (Photo John MacDougall. AFP)

WIKILEAKS Les nouveaux documents montrent que l’agence a espionné largement l’administration allemande, bien au-delà de la chancelière, et que cette surveillance pourrait être ancienne.

L’Allemagne n’en a décidément pas fini avec les révélations sur l’espionnage de la NSA. De nouveaux documents obtenus par WikiLeaks, publiés en partenariat avec Libération, Mediapart et la Süddeutsche Zeitung, montrent cette fois que des conversations d’Angela Merkel ont été espionnées au moins depuis 2009.

Surtout, un extrait d’une base de données de l’Agence nationale de sécurité américaine atteste qu’au-delà de la surveillance des ministères des Finances, de l’Economie ou de l’Agriculture, dont nous parlions la semaine dernière, ce sont les services de la chancellerie, à Bonn comme à Berlin, incluant des hauts fonctionnaires et des responsables politiques de premier plan, qui ont été espionnés.

Dans ces nouveaux documents, on trouve, tout d’abord, trois comptes rendus d’interceptions de communications « top secret », qui émanent d’un bureau que le site de Julian Assange a identifié comme celui du « service des synthèses » (Summary Services) de la NSA.

Deux d’entre eux, labellisés « Gamma » – une classification appliquée à du matériel hautement sensible –, concernent des conversations d’Angela Merkel en 2009, datées, de manière assez floue, de la « fin février » puis de la « fin mars ».

La première a trait au problème des actifs toxiques apparu avec la crise des subprimes  : la chancelière allemande y exprime ses doutes sur le plan de rachat que le Trésor américain vient d’annoncer, et plaide pour un partage de « responsabilité » entre les banques et les gouvernements.

Elle y recommande également « une réforme rapide et un élargissement du FMI, en donnant plus d’influence et de responsabilité à des pays comme la Chine » – ce qui se produira effectivement au mois de septembre, à l’issue d’une réunion du G20 à Pittsburgh.

Avec Libération


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