Le Congrès FPR approuve le Candidat Kagame qui annonce une transition pour 2024

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 18 juin 2017 à 04:14

Plus de deux mille cadres du parti au pouvoir FPR (Front Patriotique Rwandais) se sont rassemblés ce samedi 17 juin 2017 dans le prestigieux nouveau QG de Rusororo, quartier Est de Kigali. Ce Congrès extraordinaire a été organisé pour consacrer la candidature de Paul Kagame, Président dudit FPR à l’imminente élection présidentielle de ce 4 août prochain .
Dans son discours, Kagame est revenu sur un travail plein d’abnégation qu’il doit fournir au cours de ce prochain septennat afin de satisfaire les (...)

Plus de deux mille cadres du parti au pouvoir FPR (Front Patriotique Rwandais) se sont rassemblés ce samedi 17 juin 2017 dans le prestigieux nouveau QG de Rusororo, quartier Est de Kigali. Ce Congrès extraordinaire a été organisé pour consacrer la candidature de Paul Kagame, Président dudit FPR à l’imminente élection présidentielle de ce 4 août prochain .

Dans son discours, Kagame est revenu sur un travail plein d’abnégation qu’il doit fournir au cours de ce prochain septennat afin de satisfaire les attentes des citoyens qui l’ont plébiscité pour ce troisième mandat.

"J’ai été obligé de répondre aux sollicitations populaires si non j’aurais dû être ici parmi vous entrain de mettre sur pied la nouvelle structure dirigeante du FPR ou alors désigner le nouveau candidat à la présidentielle. Mon rôle aurait dû être celui de passer le bâton de commandement à celui qui devait me remplacer...", a dit le Président et chairman du FPR insistant de façon allégorique sur le fait que la génération des jeunes gens âgés entre 38 et 41 doivent se préparer pour la présidence de la république dans un très proche avenir.

"Vous le savez, quand nous avons libéré le pays en 1994, le pays était à plat. Nous avons commencé sa reconstruction du tout au tout. Entre temps, il y avait des enfants qui naissaient à peine et d’autres qui allaient dans leurs dix ans. Il s’entend qu’actuellement ils ont 33 ans. Ceux qui avaient quinze ans en 1994, ils ont actuellement 38. Ceux qui étaient âgés de 18 ans en 1994, ils ont actuellement 41 ans. Vous qui êtes dans cette fourchette-là de 38 à 41 ans, vous pouvez être Président de la République. Il suffit de s’y préparer", a dit Paul Kagamemontrant qu’il pense sérieusement à un dauphin pour les prochains rendez-vous électoraux.

Mais......... "Cela ne vous donne pas un droit gratuit de diriger le pays. Le Rwanda a besoin d’un Président ayant la maîtrise de ses moyens moraux de gouvernance. Il a besoin de dirigeants capables. Vous devez faire montre d’abnégation. Vous vous devez d’une visibilité politique. J’entends de plus en plus des jeunes gens qui disent qu’ils en ont marre de la politique. Oh ! Vous ne voulez pas vous occuper de la politique ? Alors vous souhaitez la bienvenue à la mauvaise gouvernance", a-t-il dit tentant ainsi d’encourager la jeune génération à prendre en main ses destinées, à s’essayer à la politique.

« Vous m’avez demandé de rester et je suis resté », a déclaré Paul Kagame face à un parterre de cadres de son parti, en évoquant la récente réforme de la Constitution l’autorisant à briguer un troisième septennat cet été. « Je connais la puissance du FPR, ce qui signifie que nous allons à la victoire », a-t-il estimé, provoquant un tonnerre d’applaudissements.

Il a invité ses cadres à l’accompagner tout au long de ce septennat aucours duquel il promet un pouvoir d’achat stable aux classes sociales intermédiaires faites d’enseignants, de personnel médical..., un septennat où il promet une urbanisation touchant la plupart des citoyens rwandais :

« Je vous demande de vous battre avec moi, afin de surmonter les défis qui vous ont contraints à me demander de rester », a répété à plusieurs reprises Paul Kagame. « Je ne vous donne pas de date butoir, je ne mets pas de pré-conditions ». « Je vous demande d’y penser », a-t-il ajouté.

"Voici l’affaire, nous devons faire les choses différemment, travailler plus fort afin que les 7 ans à venir nous donnent une sorte de transition. Nous devons travailler plus fort, de sorte que ce qui vous a fait de me demander de rester plus longtemps peut être abordé dans cette période de sept ans", a-t-il dit laissant ses cadres comprendr qu’il pense sérieusement à son départ pour très bientôt. En 2024 ? Peut-être bien !


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