EGAM à la pointe de la lutte contre le négationnisme du génocide des Tutsi en Europe

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 9 avril 2017 à 04:08
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Une vingtaine de jeunes gens membres d’EGAM (Européan Grassroot AntiRacist Movement) a participé à la 23ème Commémoration du génocide des Tutsi à Kigali ce 7 avril 2017.

Benjamin Abtan est fondateur et Coordinateur du "Réseau Elie Wiesel", Réseau Européen de Parlementaires pour la prévention des génocides et des crimes de masse et contre le négationnisme, et Président du Mouvement Antiraciste Européen - EGAM

M. Benjamin Abtan qui dirige la délégation est fier du pas franchi par EGAM dans la lutte contre le négationnisme du génocide depuis l’an passé où des programmes de sensibilisation de la société européenne sur le génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda en 1994.

"Si en 2014 nous avons sillonné les villes de France en informant les citoyens de la présence des Rwandais présumés criminels de génocide, cette activité a pris un nouveau tournant tout au long de 2016.Nous avons organisé 3 grandes conférences dans les facultés universitaires qui ont réuni plus de 500 étudiants. Nous avons fait 10 interventions dans les écoles à l’intention des élèves et des autorités de ces écoles", a confié à IGIHE Benjamin Abtan qui, dans le cadre de la sensibilisation des citoyens français sur ce génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda et sur des présumés criminels de ce génocide qui restent impunis et bénéficient de soutiens sur le territoire français, se félicite de voir EGAM ériger un "Arbre de la Mémoire" dans la Ville de Tomblaine, Département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

"Nous allons continuer à mobiliser les gens, à briser le silence. Il faut que la justice françise agisse et rapidement contre les présumés génocidaires. Pour cela notre pression ira à l’accélération du processus d’enquête, à l’identification de nouveaux présumés génocidaires et à travailler de très près avec les autorités judiciaires rwandaises", a indiqué Benjamin Abtan.

Ce jeune activiste en chef du mouvement anti raciste européen constate qu’année après année, les choses bougent à un rythme accéléré au niveau de la société, que la lutte contre le négationnisme du génocide ds Tutsi cible l’amendement des lois pour y inclure des clauses consacrant la répression dudit négationnisme.

"Nous faisons des pressions sur les politiciens. Nous agrandissons des cercles de nos partenaires avec des parlementaires européens plus engagés mais aussi des ONGs. Il faut que beaucoup de présumés génocidaires soient arrêtés et comparaissement devant les tribunaux. Nous ne faisons pas de promesses que nous ne tenons pas. Et ce pas sera bientôt franchi", a—t-il dit.

Les jeunes d’EGAM affirment travailler en réseau avec plusieurs forces politiques éprises de paix et de bonne volonté pour pouvoir éradiquer la culture de l’impunité vis-à-vis du génocide perpétré contre les Tutsi de 1994 au Rwanda.

Une paix précaire et menace de génocide au Burundi.

Mme Beate Klarsfeld, allemande, et membre de la délégation, est Ambassadrice honoraire de l’UNESCO pour l’Enseignement de l’Holocauste et pour la Prévention du Génocide. Elle avoue avoir traqué des génocidaires allemands dont Claus Barbie. Elle est confiante que la lutte d’EGAM va bousculer les mentalités et les influences solidaires négatives au profit des présumés génocidaires vivant en Europe.

Mme Beate Klarsfeld, Ambassadrice honoraire de l’UNESCO pour la prévention du Génocide
Mme Béate lance néanmoins un cri d’alarme trouvant que la situation actuelle qui prévaut au Burundi voisin est au bord du génocide des Tutsi burundais.

"Nous allons entreprendre bientôt une visite au Burundi autorisée par l’UNESCO pour constater dûment cette situation", a-t-elle dit regrettant le fait qu’elle voyage actuellement avec un visant touristique.


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