Mystère dans le Haut-Doubs : le fantôme d’un soldat nazi était prisonnier des combles .

Redigé par IGIHE
Le 21 février 2016 à 09:10

Les restes d’un mystérieux soldat allemand – un pantalon, une chaussure, une lettre manuscrite intacte – ont été découverts dans des combles à Chaux-Neuve, dans le Haut-Doubs, au milieu d’ossements étranges. Une enquête insolite pour les gendarmes… Viviane, elle, ne s’en remet pas. C’est à se taper la tête contre les murs. Viviane Hatri, chez qui ce mystère se noue, navigue entre toutes les émotions. « Tout a démarré samedi dernier, raconte-t-elle. Mon fils était en train de refaire un de nos appartements (...)

Les restes d’un mystérieux soldat allemand – un pantalon, une chaussure, une lettre manuscrite intacte – ont été découverts dans des combles à Chaux-Neuve, dans le Haut-Doubs, au milieu d’ossements étranges. Une enquête insolite pour les gendarmes… Viviane, elle, ne s’en remet pas.
C’est à se taper la tête contre les murs. Viviane Hatri, chez qui ce mystère se noue, navigue entre toutes les émotions. « Tout a démarré samedi dernier, raconte-t-elle. Mon fils était en train de refaire un de nos appartements quand il est venu me voir pour me dire qu’il avait trouvé quelque chose de bizarre. »

En dégageant un espace au-dessus d’un vieil escalier, en dessous de ce qui était à l’époque un grenier, le fiston repère, au milieu des gravats, un pantalon de l’armée allemande. Avec à l’intérieur, un os. « On a fouillé, c’est là qu’on a vu une chaussure et d’autres petits ossements, qu’on a mis dans un seau », poursuit Viviane. Plus tard, une jolie lettre manuscrite « soigneusement pliée et intacte » est retrouvée dans une poche du pantalon. Avec un autre document de l’armée.
« Au lendemain de la Saint-Valentin, tu parles d’un cadeau ! »

Les gendarmes sont prévenus. Ils viennent une première fois le lendemain, puis une seconde mardi. « C’était la criminelle de Besançon, avec le légiste et tout. J’en avais huit dans mon salon, ils ont tout déblayé », s’étonne encore Viviane. L’affaire est prise au sérieux. Datée du 24 juin 1940, la lettre écrite en allemand est traduite : les gendarmes y trouvent un nom, Aloïs Eckl.

Le pantalon et l’unique chaussure, eux, correspondent au 99e régiment des Gebirgs-Jäger, l’équivalent de nos chasseurs alpins, auquel ce soldat semblait appartenir. Problème : cet Aloïs Eckl (ou un homonyme ?) a déjà une stèle en Bavière, et serait tombé au front en Russie…

Entre-temps, les analyses des ossements sont revenues : à un fragment près, encore en attente d’analyses complémentaires, ces derniers ne sont pas humains !

L’enquête « casse-tête » menée par la brigade de recherches de Pontarlier va sans doute prendre attache, désormais, avec les autorités allemandes.

Et Viviane attend. « J’aimerais bien avoir le fin mot de l’histoire. J’essaie de prendre ça avec philosophie, mais ça m’a secouée. Au lendemain de la Saint-Valentin, tu parles d’un cadeau ! Ce soldat qui se planque là sans même un bouquet de fleurs », sourit-elle, avant de confier : « Je me suis aussi surprise à pleurer devant mon assiette de pâtes en pensant à la famille. C’est quand même fou, tout ça, non ? »

Le caractère non humain des ossements, notamment, jette le trouble. « Peut-être que le reste est parti avec la pelleteuse, quand on a refait la résidence en 2009 juste à côté ? », se demande Viviane, qui se perd en conjectures… « Je sais juste qu’ici, il s’est passé de drôles de trucs pendant la guerre », glisse-t-elle.

Avant que les gendarmes n’emportent le seau d’ossements, le pantalon et la fameuse chaussure, Viviane, « croyante mais non pratiquante », avait pris ses précautions : « J’ai fait venir une dame religieuse, et on a béni tout ce qu’on a trouvé pour que l’âme de ce soldat reparte vers la lumière. » Au cas où.

Avec estrepublicain.fr


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